Il y a un an, un medecin m'a (enfin) diagnostiqué, comme borderline... Un autre psychéatre m'a demandé, si c'étéait vraiment important pour moi de mettre un nom sur ce que je suis... à l'époque j'ai pas réussi à lui répondre, mais maintenant je pourrais.. OUI, c'est important! J'ai besoin de savoir, de mettre un nom, sur ce que je vis. C'est pas pour me trouver une excuse, pour mon comportement. Mais aussi pouvoir expliquer aux autres, le pourquoi je me conduis comme je conduit. Bien sur, j'ai envi de changer... personne n'aime rester dans cet état!
Enfin bon, en bref, pour ceux qui ne connaissent pas cette maladie:
Le trouble de la personnalité borderline (ou trouble de la personnalité limite) est un trouble de la personnalité qui s'exprime par des humeurs changeantes, par des relations humaines délicates, par un manque de confiance en soi-même et aussi par des comportements auto-agressifs.
Personnalité
« Il s'agit de gens, pour la plupart des femmes, qui ont grandi avec le sentiment de ne pas avoir reçu l'attention et l'appui qui leur reviennent. Ils en sont révoltés et ils cherchent des chemins pour compenser cela dans leurs relations. Ils ont des attentes élevées et, quand leurs besoins sont à nouveau abandonnés, ils y répondent avec de la colère et du désespoir. » John Gunderson, docteur américain.
On retrouve souvent dans la biographie une carence affective, une maltraitance, des abus sexuels.
Les éléments suivants, installés à l'adolescence, et de façon prolongée, peuvent évoquer une personnalité borderline:
sentiments de vide, d'ennui
sentiment d'être abandonné
dévalorisation
abus de substances (alcool, stupéfiants)
automutilations, conduites à risque (ex. conduire en état d'ébriété, prostitution), tentatives de suicide
intolérance à la frustration
fragilité narcissique: extrême vulnérabilité au jugement d'autrui
difficulté à identifier et à réguler ses émotions
trouble du comportement alimentaire
Comportement social et couple
Les relations humaines du patient sont souvent très instables. Ceci est en rapport avec son image de lui-même troublée. Ainsi même des liens émotionnels intenses n'empêchent pas que la position vis-à-vis des membres de la famille, d'amis ou de partenaires soudainement tourne d'idéalisation (admiration et amour fort) en dépréciation.
Quand le patient est traité de façon injuste (que cela soit réel ou non) il réagit souvent violemment et impulsivement et ne trouve, des jours et des semaines durant, pas d'issue à son univers d'idées de vengeance, de reproches vis-à-vis de lui-même et des autres ou même de haine de soi-même. Beaucoup de gestes des autres sont interprétés faussement ou qualifiés comme hostiles de par une sur-interprétation. Ils sont intensément analysés et examinés par rapport à leur contenu de « signaux ». Le patient a des difficultés à interpréter justement le comportement des autres. Sa perception de l'autre est très changeante (« constance d'objet insuffisante »).
Il y a un rapport entre la peur d'être quitté et la difficulté de se sentir émotionnellement lié à une personne-clé quand celle-ci est absente (« constance d'objet insuffisante »). Cela aboutit à un sentiment d'être quitté et de n'avoir aucune valeur. Dans ces contextes il peut y avoir des menaces de suicide ou des tentatives de suicide.